mardi 9 octobre 2018

Ben mon colon !

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lundi 8 octobre 2018

Oliviers

Dans la nuit calme
Qu’ éclairent les flammes
Des oliviers crament

Le cri déchirant
Du pauvre paysan
Impuissant, bras ballant

Des soldats en arme
Regardent le drame
Sans une larme

Les yeux des enfants
Farouches, méchants
Ne sont plus innocents

Leur avenir est une flamme
De l’olivier qui crame
Et damne leurs âmes

Tout ne peut plus être que violence
Pour répondre à l’incohérence
De cette incandescence

Dans la nuit déchirée
Des oliviers incendiés
Palestine occupée

dimanche 7 octobre 2018

Exclusion

Les exclus inconnus : Les échassiers landais

samedi 6 octobre 2018

Des barcelonais bien de chez nous

Tu Lo Sabès de Verdad
La Degustaciòn
(Label Dur&Doux)
Les voyageurs racontent qu’il y a beaucoup de français dans la capitale catalane et plus particulièrement l’ancien premier ministre français Manuel Valls. Chez nous on peut croiser La Degustaciòn, le plus lyonnais des groupes punk barcelonais. Ils se sont rencontrés au Lycée de Villefontaine ! Ce qui est un motif de fierté chauvine, mais pourquoi se priver ?

Ces catalans de la région Auvergne Rhône-Alpes ont su garder leurs racines ibériques en chantant une langue telle qu’on la parle après avoir choisi Espagnol en LV2. Ils ont sorti leur premier album, en avril 2017, intitulé Tu Lo Sabes De Verdad.

Les sujets de leurs chansons sont ceux de l’Espagne éternelle, la bonne paëlla et l’amour passion, mais aussi la rebelion comme avec leur titre le plus engagé La Politicà dont voici les paroles : « Sabes sabes/La política la política/Sabes sabes/De mierda de mierda » et se concluant surprenamment sur le mot « Revoluciòn ». Le clip sur Youtube montre les membres du groupe en balade du côté de Colombey-les-deux-Eglises... Certainement pour rassembler leur pays à l’image du général De Gaulle au milieu du siècle dernier.

Fuient-t-ils la catalogne pour éviter à la fois les indépendantistes de la plus riche région d’Espagne mais aussi pour dénoncer les abus de l’Etat Espagnol sur les catalans ? En tout cas, ils sont chez nous et se moquent, dans une joyeuse confusion, des identités autour de tapas inclusives et d’un chorizo sans AOC.


vendredi 5 octobre 2018

Le vieux

Il n’habite pas en haut.
En haut y a que des gens qui font du ski, des gens qui font du bruit. Ni en bas. En bas y a que de la crasse, l’échappement des voitures et des gens qui courent dans tous les sens.
Et lui, il n’aime pas ça, les gens.

Il m’invite à bouffer une fois par mois. On bouffe du lapin, du poulet ou de l’agneau. On bouffe ses animaux. Un jour on bouffera son chien, tellement il a besoin de rien.

Le vieux, je l’ai trouvé par hasard, un jour où je n’avais pas envie d’arriver, d’aller jusqu’en haut. Je me suis arrêté à mi chemin, là où on passe trop vite quand on monte au ski. C’est là qu’il vit, là où on ne le voit pas. Et comme il a vu que je ne lui demandais rien, il est venu me demander ce que je voulais. Il est comme ça, le vieux. Quand tu veux rien, il donne tout. Quand tu veux tout, t’aura rien. 

Il ne faut pas qu’il boive d’alcool ni qu’il fume de clope. Il a le cœur fatigué disent les médecins. Pas par l’amour, qu’il rajoute. Alors on boit qu’un apéro. Un demi verre de Ricard, dans un grand verre et un peu d’eau, mais pas trop et un glaçon qu’il te sert avec ses gros doigts sales.

Pendant qu’on bouffe, chez lui on mange pas, on bouffe, c’est pas pareil. Pendant qu’on bouffe, il bougonne contre les gens. Ceux d’en bas qui puent la crasse, le pot d’échappement des bagnoles et contre ceux d’en haut qui font du fric facile en louant des skis à ceux d’en bas. Et puis on bouffe, on bouffe et on bouffe. Mais plus il bouffe moins il bougonne. Moins il bougonne plus il a sommeil.

Alors quand il a trop bouffé, il me fout dehors, parce que c’est l’heure de la sieste. C’est qu’il a le cœur fragile, qu’ils lui ont dit, les médecins. Il faut qu’il se repose. Mais avant de partir, il m’offre la goutte. Une gnôle qu’il fait lui, avec ses fruits et puis des plantes. Un plein verre de cuisine, cul sec, parce qu’il faut plus qu’il boive d’alcool, à cause de son cœur... Mais cette histoire de cœur, ça le fatigue. Combien de temps ça va durer, il me demande.

Je lui dis que j’espère longtemps, parce que j’aime bien m’arrêter manger chez mon vieux. Ça le fait rire et il me dit que je suis bien aussi con que les autres et je t’appelle quand j’ai un bon quelque chose à manger en me claquant la porte sur la gueule.

jeudi 4 octobre 2018

Les auteurs médusés

Des auteurs français de livres réclament un statut pour surmonter les difficultés qu’ils rencontrent. Les auteurs ne reçoivent pas une rémunération correct pour leur travail. Ils sont payés sur des droits, un pourcentage pour l’exploitation de leur œuvre reversée par leur éditeur. Achetez un livre, enlevez 5,5% de son prix, et l’auteur touche entre 6 et 12% sur la vente de l’exemplaire. Le reste se partage entre les différents intermédiaires. L’éditeur lui, fixe le prix final, négocie et calcule sur les différents coûts pour produire un livre. Donc pour vivre du livre il faut en vendre beaucoup... La création artistique et culturelle est essentielle. Les créateurs doivent être rémunérés justement. En revanche, il est dangereux de conditionner la création à un statut qui la subordonnera nécessairement à des reconnaissances institutionnelles. Reconnaissances qui resteront, malgré toutes les bonnes volontés, dépendantes des lois du succès marchand et des aléas financiers publics ou privés.

mercredi 3 octobre 2018